Le plateau de jeu géant de l'asso UnderConstruction a fait le bonheur des grands enfants. Le but, voyager dans le temps de 1800 à nos jours pour découvrir les nouvelles technologies et leurs impacts dans les champs écologiques, sociaux, militants. - (cc) Ophelia Noor
On l’avait promis, de bonne foi, vendredi : samedi en fin de journée, il y aurait un beau reportage composé à quatre mains et un appareil photo sur le premier Open Bidouille Camp, que nous co-organisions avec nos amis de la Cantineet de Small Bang à Mains d’Œuvres à Saint-Ouen. Samedi soir, il n’y avait rien dans le back-office, pas même un début d’article. Ni même à 10 heures le lendemain. Certains rigolent déjà peut-être : ben voyons, elles ont préféré faire mumuse avec les LEGO ou bien vadrouiller en vélo électrique, et puis elles ont participé à l’atelier pâtes fraîches et ça a fini vautrées dans un canapé, une bonne assiette de ravioli ricotta-épinard dans le ventre, le tout arrosé de Club-Mate.
Des LEGO, nous vîmes trois briques en passant lors du démontage des stands, le vélo, pourtant installé devant nous, était caché par la masse des curieux, les pâtes, c’est vrai, on a eu une assiette, enfin une dizaine de bouchées qu’une âme charitable nous a amené à 16 heures au bar. La seule chose de juste, c’est qu’on a enfilé les bouteilles de Club-Mate, la très caféinée boisson préférée des hackers.
Car cette “première fête-le vous-même” a été un succès. À titre d’exemple, en bons adeptes du datajournalisme, citons un chiffre : nous n’avons pas profité de l’événement car nous avons préparé 170 sandwiches. Quant au nombre de cafés versés, de bouteilles de Mate décapsulées, nous avons perdu le compte au bout de deux heures. Les commandes s’enchaînaient si vite que nous n’avons pas eu le temps de donner à la Débrouille Compagnie les capsules et les bouteilles vides sur lesquelles elle lorgnait pour ses ateliers récupération.
En guise de pause, je (Sabine) suis allée animer la conférence. Je pensais marcher au moins quelques mètres, du bar à la scène pour détendre mes jambes de barmaid d’un jour : espoir déçu, il fallait se frayer un passage parmi la foule massée dans la seconde salle, captivée par les machines à émerveillement apportées par différents fab labs. Une conférence qui a permis de voir ce qui liait tous ces ateliers issus aussi bien du monde des hackers que de la récupération ou de l’éducation populaire. Ce sentiment que nous arrivons à un tournant crucial et que les lendemains peuvent encore gazouiller si nous retrouvons, ensemble, du sens, en particulier en se réappropriant les savoirs-faire, pour réenchanter notre monde.
Benoît Parsy et son atelier post-prandial de programmation de robots en LEGO® - (cc) Ophelia Noor
Ce n’est pas tant la foule qui nous a réjouis que sa composition : l’enjeu était de dépasser le cercle fermé des geeks numériques. Faute d’avoir pu échanger beaucoup avec le public, fions-nous à quelques indices pour savoir si nous sommes sortis de notre microcosme. Déjà le retour des stands.
Le Fac Lab nous a ainsi expliqué que beaucoup de gens étaient présents dans un esprit de découverte. En espérant que l’essai soit transformé au fab lab directement. “Indéniablement, oui, témoigne Benoit Parsy, l’homme LEGO. Une cinquantaine de personnes sont passées, des mamans et des papas intéressés par l’outil pédagogique et l’ouverture à la programmation derrière le jouet, des geeks qui ont voulu mettre les mains dans le cambouis et ont programmé/hacké les robots et d’autres qui posaient des questions plus techniques (15), des enfants qui ont programmé effectivement un robot, des enfants qui ont joué avec les robots, une bonne dizaine… “
Jerry Can ou le serveur-ordinateur personnalisable et nomade dans un... jerrycan. Logiciel libre, matériaux de récupération, et les plans qui sont mis à la disposition de tous. (cc) Ophelia Noor
Romain, de JerryCan, poursuit :
J’ai parlé à plein de gens différents, des gens du quartier parfois assez âgés, beaucoup de jeunes couples, des papas un peu geeks qui montrent à leurs enfants, bref je suis bien sûr qu’on a tous vu la même chose, globalement peu de barbes.
Apparemment, nous avons aussi bénéficié du calendrier : le même jour avait lieu la fête de la ville, drainant le public vers Mains d’Œuvres.
Et sur Twitter, le hashtag #OBCamp n’a pas été beaucoup utilisé, alors que d’ordinaire, les événements de “geek” sont abondamment relayés sur le site de micro-blogging.
Jérôme Saint-Clair, du Graffiti Research Lab, souligne aussi un autre intérêt, côté organisateurs cette fois-ci
Cela nous a permis de rencontrer des organisateurs d’événements (ateliers,… ) qui souhaitent mettre en avant ce type de technologies/philosophies et donc permet d’atteindre les non initiés à postériori.
Ce type d’événement permet aussi aux acteurs de ce mouvement de se retrouver IRL et de mettre un visage sur des pseudos. Ceci a pour effet de nouer un peu mieux connaissance, d’échanger et permet parfois d’envisager des collaborations entre domaines connexes.
Martin (au centre) du Graffiti Reseach Lab, les mains dans le cambouis pendant la conférence de l'OBCAMP. (cc) Ophelia Noor
Nous remercions tous nos sponsors, Etsy, la Fonderie, Kiss Kiss Bank Bank, et nos partenaires médias DailyMotion, le Mouv’ et l’Atelier des médias. Sans oublier les contributeurs de notre collecte sur la plate-forme de crowdfunding. Les 63 donateurs nous ont permis d’atteindre 147% de notre objectif, avec au passage un mécène surprise, Digitalarti. Autant de mini-sponsors que nous avons remerciés en public en citant leurs noms sur scène.
Décidément, les Internets sont une bien belle invention. Yann Guégan, notre confrère de Rue89, a réalisé “bidouillé” une vidéo sur des ateliers :
Cliquer ici pour voir la vidéo.
et Flo Laval a offert un joli clip de remerciement :
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Et le toujours très actif Nicolas Loubet, de Knowtex, a eu la bonne idée de faire un Storify pendant qu’on éclusait nos stocks de pâté et d’emmental :
]]>Mois après mois, nous égrainerons ici les innovations, mise en œuvre en “Meta-rédaction” (avec des partenaires), sur des “supports” aussi différents que possible et dans un langage universel, pétri à la fois de HTML5 et de Creative Commons. OWNI grandit, pour gagner en autonomie, en force d’innovation, pour porter plus haut les voix dont nous prenons soin et pour les embaucher, les associer, les voir grandir aussi, ceux-là dont l’information est l’ADN et dont les profils et les compétences sont si variés.
1,5 million. C’est également le montant de la levée de fonds que nous avons initiée le 9 décembre dernier (pour 15% du capital de la société) afin de rassembler ceux des acteurs de notre écosystème que notre précédente ouverture de capital n’a pas déjà rassemblés dans ce laboratoire à ciel ouvert. Décollage au Printemps. Montez à bord /-)
1,5 million, c’est aussi et surtout le nombre d’entre-vous qui sont passés ici en décembre. Beaucoup plus si l’on compte les autres branches de ‘l’arbre owni.fr‘ (les applications, toutes les applications réalisent déjà plus de trafic que le site et font des Etats-Unis ou de l’Allemagne nos premiers pourvoyeurs d’audience ce mois-ci – sans contenu en allemand :).
2011 verra la Soucoupe prendre son envol (les tests de préchauffage des réacteurs réalisés ces 3 derniers mois semblent avoir été concluants :) et ceci avec en tête 2 ancres pour le développement d’OWNI, 2 marqueurs indélébiles, aujourd’hui en Europe, demain également aux États-Unis :
- Global HTML & Global WebApp : tout OWNI numérique (API) dans le même langage, universel, ouvert, global + tout OWNI (V3 ;) conçu en ‘expérience Web App’ ; browsers, mobiles, tablettes et TV inclus (RIP AppelStore & autres ‘banques’ /-)
- Global Devices & One Device Process : OWNI se déploie sur tous les supports ces 18 prochains mois : Mook (papier), Pulps (numériques), Radio, TV, Mobilité, tablettes… avec une approche éditoriale et une économie propres à chaque support.
Un Wery Best spécial vidéo cette semaine, pour vous faire partager les vidéos les plus vues et partagées récemment. Sont pris en compte les Tweets, commentaires, discussions sur FriendFeed (et autres) …
Cliquer ici pour voir la vidéo.
La télécommande à l’ère du multitouch, une vidéo dénichée par Aurélien, et qui présente une table de salon permettant de contrôler les appareils alentour : impressionnant.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Suite à l’énorme buzz engendré par la mise en ligne du Désir d’Avenir nouvelle version, Damien Douani nous a fait partager une vidéo (bien) montée.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
Sur le même thème, nous nous sommes également fait l’écho de la vidéo créée par Monsieur Lâm, et qui reprend le mème visant à détourner une scène du film La Chute.
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Un cynique (?) superbe et très court métrage contant la jeunesse française mieux que bien des analystes. Un film de Pierrick Servais (tapasnocturn / 2004) mis en valeur par Nicolas Voisin.
Cliquer ici pour voir la vidéo.
La chanteuse britannique avait ouvert un blog pour militer en faveur d’une loi Hadopi à l’anglaise. Elle s’est fait prendre à son propre piège. Face à la fronde de ses fans et à l’opposition d’autres artistes de renom réunis au sein de la Featured Alliance Coalition, elle a décidé de mettre à terme à sa carrière… > La suite par ici …
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Cette vidéo présente avec originalité un ensemble de statistiques intéressantes sur le monde tel qu’il va …
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> N’hésitez pas à nous signaler les vidéos qui selon vous ont leur place dans la soucoupe /-)
Les deux développeurs ont dû s’inspirer d’un principe mis en place dans un royaume himalayen : le Bhoutan. Depuis 1972, Kim Jigme Singye Wangchuck, le Roi du pays, ne se préoccupe guère de la croissance économique mais porte sa priorité sur le BNB, ou Bonheur National Brut, de ses sujets. Nombre de sociologues américains ont voulu reprendre cette idée, c’est le Net qui le développe !
Le logiciel en question farfouille donc sur plus de 2 millions de blogs anglophones et y repère des phrases commençant par : « I feel » (James Brown es-tu là ?!) ou « I wish I could », « I am feeling » et autres synonymes ayant trait à l’expression d’un sentiment, d’un ressenti.
Plus de 1000 mots sont ainsi pistés sur les blogs pour évaluer ce qui se passe dans la tête des blogueurs, des rédacteurs.
Twitter n’y échappe pas : 1000 tweets sont analysés par minute suivant les mêmes critères.
Gageons que les Etats-Unis et les autres pays prennent exemple sur ce site et le Bouthan. En effet, la dernière fois que le bonheur fut évoqué comme un but dans ce pays, c’était en juillet 1776.Thomas Jefferson, le pauvre ne connaissait pas Twitter, affirmait alors que la « poursuite du bonheur était un droit humain fondamental ».
Un pic de bonheur a été observé lors de l’élection d’Obama (étonnant !!) cependant que le traumatisant 9/11 vit le bonheur faire place au malheur (étonnant !!). Une Nation mesurée à l’aune des blogs et des tweets… ne serait-ce pas plus sûr que des sondages Opinion Ways ?
Seul point commun entre cet indice de mesure du bonheur et les sondages toujours en question dans l’actualité entre le Figaro et le Palais Sarkosyesque, la représentativité de la population n’est pas garantie.
Toujours est-il qu’il pourrait être pertinent que l’interface soit développée en français. Cela fournirait un outil de veille supplémentaire pour voir l’état d’esprit des internautes…
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